Projets européens

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RANDO NATURE HAUTE-SAVOIE

Rando-Nature est un projet piloté par le Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie sur les réserves naturelles nationales de Passy et des Contamines-Montjoie.

Ce projet a pour but de faciliter l’accès à des itinéraires de randonnées situés dans les réserves naturelles pour le grand public. Ces itinéraires sont valorisés et enrichis avec des informations sur le patrimoine naturel de ces sites exceptionnels... car c’est en connaissant que l’on protège !

rando.nature-haute-savoie.fr

> UN SITE INTERNET sur lequel sont édités les itinéraires et l’ensemble des ressources liées (points d’intérets)
> UNE APPLICATION qui donne accès aux itinéraires et aux ressources liées
> 10 ITINERAIRES dans chacune des réserves

Le projet « Grands Lacs Alpins »

Le projet Grands Lacs Alpins, soutenu par l’Europe et l’Etat dans le cadre du Programme Opérationnel Interrégional du massif des Alpes vise à « Développer l'attractivité touristique par la préservation et la valorisation du patrimoine naturel et paysager ».

Ce projet porte sur 5 grands lacs (Léman, Annecy, Bourget, Serre-Ponçon, Sainte-Croix- du-Verdon). Le Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie est en charge de la mise en œuvre du projet sur les lacs de Haute-Savoie (Annecy et Léman).

Le projet bénéficie du soutien financier :

  • de l'Union Européenne (Fonds Européen de Développement Régional) ;
  • de l'État (Fonds National d'Aménagement et de Développement des Territoires) ;
  • des Régions Auvergne Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur ;
  • de l'Agence de l'Eau Rhône-Méditerranée-Corse.

Léman, Annecy, Bourget, Serre-Ponçon, Sainte-Croix-du-Verdon : ces cinq grands lacs alpins constituent une ressource stratégique d'un point de vue écologique, économique et social.
Dans un contexte où l'économie est parfois polarisée autour du tourisme de « l'or blanc » et où la concurrence entre destinations touristiques s'intensifie, le maintien de l'attractivité estivale de ces lacs est une priorité pour les territoires.
Satisfaire aux attentes d'une clientèle sensible à la beauté des paysages et sollicitant des expériences « authentiques » nécessitera de préserver l'équilibre entre amélioration de l'accueil du public, valeur environnementale et cohérence paysagère des sites.

Avec la coordination du Conservatoire d'Espaces Naturels de Savoie (CEN Savoie), les acteurs du développement touristique (Grande Traversée des Alpes) et les gestionnaires d'espaces naturels des cinq grands lacs alpins (Asters - CEN de Haute-Savoie, CEN PACA, Syndicat Mixte d'Aménagement et de Développement de Serre-Ponçon, Conservatoire du Littoral) se sont associés pour répondre à ces enjeux.

Par cette coopération, le projet « Grands Lacs Alpins » a pour finalités :

  • d'améliorer la qualité de l'accueil du public sur ces grands lacs ;
  • de développer la contribution des patrimoines naturel, paysager et culturel à l'attractivité estivale des territoires concernés ;
  • de renforcer la préservation de la cohérence des paysages lacustres, ainsi que la qualité et la fonctionnalité des sites naturels, qui fondent l'identité de ces destinations.

 S'articulant autour de deux axes opérationnels, le projet déploie un programme d'actions ambitieux pour les 3 prochaines années (2016-2019) :

 1. Attractivité touristique du patrimoine naturel et paysager

  • Renforcer la coopération entre gestionnaires des espaces naturels lacustres et acteurs du tourisme
  • Identifier et porter à connaissance les principaux enjeux paysagers
  • Sensibiliser les publics à travers la valorisation du patrimoine bâti, l'interprétation et l'animation
  • Structurer une offre touristique interrégionale sur le thème du patrimoine naturel des grands lacs alpins

 2. Préservation des espèces, milieux, continuités et paysages

  • Gérer et restaurer des espaces naturels remarquables
  • Développer et harmoniser des méthodes et protocoles de suivi innovants
  • Étudier et préserver les espèces patrimoniales ou menacées
  • Capitaliser les expériences de gestion à l'échelle des cinq lacs alpins


Consulter le blog de suivi des travaux de valorisation de la zone humide du Liou, porté par le SMADESEP :
https://environnement54.wixsite.com/zone-humide-liou

 À travers une approche transversale et un partenariat inédit, les expériences et méthodologies accumulées par le projet « Grands Lacs Alpins » pourront bénéficier de manière élargie aux acteurs de l'ensemble du massif alpin.

 

 

 

Centre d'élevage du Gypaète

Le Conservatoire d’Espaces Naturels de Haute-Savoie, gère le centre d’élevage de Gypaète Barbu de Domancy depuis 2002. Le projet Gypa, « Reconstruire le centre d’élevage de Gypaète barbu pour contribuer au renforcement de la population du massif alpin », a pour principal objectif la reconstruction de l’unique centre d’élevage de Gypaète barbu en France, situé dans le massif des Alpes.

Il se déroule de avril 2016 à juin 2019. Il est financé par l’Union Européenne via le Programme Opérationnel Interrégional du massif des Alpes (POIA) et par l’Etat français via le Fonds National d’Aménagement et de Développement du Territoire (FNADT-CIMA).

Ce projet contribue ainsi aux programmes de réintroduction de l’espèce, puisque les oiseaux nés et élevés dans ce centre sont réintroduits en nature, notamment dans plusieurs sites du massif alpin français tels que le Parc Naturel Régional des Baronnies et le Parc Naturel Régional du Vercors.

Le projet vise à :

  • Reconstruire le centre d’élevage de Gypaète barbu dans sa globalité,
  • Réaliser un bâtiment durable, en utilisant au maximum des matériaux biosourcés et des ressources locales,
  • Réaliser un bâtiment performant, équipé d’un matériel technologique innovant
  • Optimiser et améliorer le fonctionnement du nouveau centre d’élevage.

Les résultats attendus à l’issue du projet sont les suivants :

  • Le centre d’élevage est reconstruit. Son aménagement (conception, construction) et son équipement sont innovants et performants.
  • Le fonctionnement du nouveau centre d’élevage est optimisé et amélioré au quotidien.
  • Le nouveau centre d’élevage intègre des moyens de sensibilisation du grand public innovants et garantissant la tranquillité des oiseaux.
  • Le nouveau centre apporte les conditions pour une amélioration du succès de la reproduction et du bien-être des oiseaux en captivité, permettant potentiellement une augmentation du nombre de poussins à réintroduire.

Budget total : 356 560 €
Financements : Montant FEDER accordé (155 699 €), Etat (95 784 €) via le FNADT-CIMA et Conseil Départemental de la Haute-Savoie (45 162 €)

Contact : Etienne Marlé, technicien faune,

Projet POIA Lacs d’altitude alpins

Milieux emblématiques des montagnes, à haute valeur sociale, culturelle et écologique, les lacs d'altitude sont des écosystèmes fragiles. Dans un contexte de pression grandissante des activités humaines sur tous les compartiments de l'écosphère, ces systèmes sont à la fois soumis aux changements globaux et aux changements d'usage locaux. 

Leur localisation en tête de bassin versant, à distance des sources de pollutions locales, leur confère un rôle de vigie vis-à-vis de l'évolution de ces changements globaux tels que l'érosion de la biodiversité, le changement climatique et la dispersion globale des contaminants.

Projet financé avec le concours de l'Union européenne. L'Europe s'engage sur le Massif Alpin avec le Fonds Européen de Développement Régional. Montant européen accordé : 156 048 €

Objectifs du projet POIA CIMA

Focalisé sur 20 lacs alpins, le projet vise à mettre en place, via un observatoire des lacs d'altitude, un système efficace d'acquisition et de centralisation de la connaissance sur ces milieux emblématiques, réservoirs de biodiversité, à la fois témoins de l'évolution des activités locales et sentinelles des changements globaux.

Un état des lieux de la végétation de ces milieux doit permettre d'améliorer la connaissance de la biodiversité végétale méconnue de ces systèmes. Si aucune liste d'espèces patrimoniale n'existe pour ces milieux « extrêmes » aujourd'hui, leur biodiversité est sans aucun doute sous-estimée, la préservation de ces espèces ne peut alors se faire que par la protection de ces milieux. 

Le projet a pour objectifs, également, de compléter et d'améliorer les méthodologies de suivi des lacs d'altitude testées en partie en 2014, d'optimiser les moyens nécessaires à ce suivi, et d'adopter une démarche de coopération efficace entre les acteurs concernés.
Les connaissances produites ont vocation à être largement diffusées auprès des acteurs locaux concernés par les lacs d'altitude (gestionnaires d'espaces, collectivités territoriales, fédérations de pêcheurs, etc.), et doivent contribuer aux débats nécessaires dans le cadre de mesures de gestion.

Les résultats attendus :

  • Une meilleure connaissance de la biodiversité végétale des lacs de l'observatoire.
  • La stabilisation de la méthode de monitoring de l'observatoire
  • Une gestion des données commune et centralisée
  • Une mutualisation et une valorisation des connaissances

LE RESEAU LACS SENTINELLES

Née de l'intérêt des attentes des gestionnaires d'espaces protégés et des scientifique pour les « lacs d'altitude », l'initiative « Lacs sentinelles », animée par Asters,  a pour ambition de coordonner les efforts de recherche sur les lacs d'altitude à l'échelle alpine. L'enjeu est d'améliorer la compréhension du fonctionnement et des menaces qui pèsent sur les lacs, afin de mieux les préserver.

Consultez le site internet de Lacs Sentinelles

Mission de terrain

Une mission de terrain correspond à une campagne de prélèvement de données, effectuée sur un lac par l'équipe en charge du suivi du lac. Sur les lacs de l'observatoire, ces missions se déroulent en septembre (fin de la période de stratification et de pic de production primaire du lac).

Chaque mission de terrain fait l'objet d'une fiche mission standardisée, renseignée par les opérateurs de terrain. Celle-ci fournit des informations sur les conditions de prélèvement, les opérations réalisées (mesures effectuées, prélèvements réalisés, données relevées), le responsable de la mission...

Echange d'information et concertation entre les partenaires

Du Nord au Sud des Alpes et jusqu'en Corse, les acteurs de « lacs sentinelles » réalisent des suivis et des études sur leurs lacs. Le réseau a pour objectif de permettre une meilleure diffusion des résultats entre les partenaires, une mutualisation de moyens et une harmonisation des méthodes pour ces suivis.

Organisation de rencontres annuelles

Des rencontres annuelles sont organisées, permettant aux membres du réseau de mutualiser les résultats et de présenter les projets de recherche à des participants extérieurs.

 

POLCCA

Le projet Interreg POLCCA, « Plan Ouest Lémanique pour la Connaissance et la Conservation des Azurés » est un projet Franco-suisse associant 6 partenaires (Canton de Vaud et de Genève, les Conservatoires d’espaces naturels de Savoie, Haute-Savoie et Rhône-Alpes ainsi que EID Rhône-Alpes) dans un vaste plan de sauvegarde de quatre espèces de papillons « Maculinea ».

L’objectif général du projet, qui s’inscrit dans la poursuite d’un premier projet INTERREG mené sur la période 2014-2015, est de contribuer au maintien, et si possible à l’amélioration, de l’état de conservation des populations de Maculinea du territoire transfrontalier.

Pour cela sont prévus

  • Un travail collaboratif sur l’espace transfrontalier permettant une cohérence d’approche et des interventions coordonnées sur les populations de Maculinea dans leur ensemble ;
  • La mise en œuvre de la stratégie et du plan d’actions transfrontalier élaborés dans le précédent projet INTERREG ;
  • L’élargissement du territoire à de nouvelles zones pour prendre en compte de nouvelles populations et l'élargissement du plan d'actions à l’Azuré du serpolet dans le canton de Genève et le territoire directement limitrophe de l’Ain.
  • Le développement d'outils de communication partagés visant divers publics, la valorisation touristique douce des sites, l'organisation d'événements grand public, l'organisation d'animations pédagogiques et de nombreuses actions de formation et d'informations

Les objectifs principaux sont les suivants

  • Poursuivre le suivi des papillons et plantes-hôtes sur les sites accueillant Maculinea
  • Accroître les connaissances générales par des études thématiques ciblées
  • Organiser la centralisation des connaissances (données et documents) sur les Maculinea
  • Mettre en œuvre des actions concrètes de gestion et de protection des stations
  • Développer des actions de communication, sensibilisation et valorisation des résultats
  • Assurer la coordination et l'animation de la mise en œuvre du projet, son suivi administratif et financier.

Résultats attendus

Concernant les sites et territoires compris dans le plan d'actions rédigé en 2015, le programme consistera à mettre en œuvre les mesures et actions planifiées.

Concernant les extensions territoriales, il s'agira prioritairement de mettre à niveau les connaissances sur les populations de Maculinea, les plantes-et fourmis hôtes, le statut (réglementaire et inventorial) et l'état de conservation des sites, la gestion  dont ils bénéficient et les mesures qui s'y appliquent. Quand la connaissance des sites est suffisante, des actions d'animation et de maîtrise foncière pourront être lancées, ainsi que la rédaction de documents de gestion. Quand ces derniers existent, des mesures de gestion et d'études complémentaires seront développées.

 

L'ensemble des actions s'inscriront dans un cadre de conservation ou de rétablissement des connexions territoriales entre sites appartenant à des territoires administratifs et pris en charge pas des organismes gestionnaires variés.

Les protocoles d'études et de suivis, et les mesures de gestion mis en œuvre seront les plus cohérentes possibles, et l'ensemble des informations produites (données et documents) seront rassemblées dans une plateforme de connaissance partagée.

Des outils et supports d'information seront développés pour sensibiliser le public à ses enjeux de biodiversité. Un réseau de sites bénéficiera d'une ouverture douce et raisonnée au public pour renforcer l'attractivité touristique. Les scolaires bénéficieront d'animations pédagogiques sur ce thème. Des réunions de formation et d'informations visant à l'appropriation locale des enjeux seront aussi organisées.

Quelques mots sur les Maculinea…

Le genre Maculinea appartient à la famille des Lycaenides, qui regroupe des espèces de papillons diurnes de petite taille et de couleurs variées. Les Maculinea sont des azurés, la couleur bleue dominant chez la plupart des espèces. Ils présentent la particularité d’un cycle biologique complexe, faisant intervenir une plante et une fourmi hôtes. Déposés par la femelle sur une plante, les œufs donnent naissance aux premières chenilles qui débutent leur vie en consommant cette plante. Par la suite, la chenille se laisse tomber au sol. Là, elle doit être trouvée par une fourmi qui la prendra pour une de ses larves et la conduira à sa fourmilière. Commence alors la deuxième phase de sa vie, durant laquelle la chenille est nourrie par les fourmis ou consomme les larves de celles-ci. C’est dans la fourmilière que la chenille se métamorphosera et que naîtra le papillon qui devra rapidement en sortir pour éviter d’être éliminé par ses hôtes involontaires.

Ce projet est mis en œuvre sur la période 2016-2019 avec un budget prévisionnel de 987 896 €. Il bénéficie d’un financement du programme INTERREG France-Suisse (www.interreg-francesuisse.org) pour un montant de subvention FEDER de 427 950 €. Il bénéficie également de cofinancements du Conseil Départemental de la Haute-Savoie pour un montant de 48 720 € et du Conseil Départemental de l'Ain."

Dépliant de présentation du projet

Contacts

Bernard Bal – coordinateur scientifique :
Chloé Weeger – coordinatrice générale

 

LIPU, Lisières et Paysages Urbains

Valoriser les lisières du Grand Genève avec une gestion intégrée et participative

Le projet développe des outils de gestion et de valorisation des lisières, interfaces entre milieux naturels et urbains, pour proposer une stratégie d’aménagement à l’échelle du Grand Genève.
Il s’agit de réconcilier les potentialités urbaines, agricoles, forestières et naturelles du territoire et de révéler le paysage.
L’objectif est tout d’abord d’étudier le rôle des lisières dans les dynamiques urbaines et écologiques en établissant une cartographie et une analyse des besoins des usagers et des acteurs du territoire.
Ensuite des scénarii de valorisation des lisières doivent faire l’objet d’expérimentation sur le terrain pour valider les méthodes et les outils identifiés, en lien avec les collectivités publiques.

 

Résultats attendus

Le projet permet la mise au point de stratégies et de méthodes participatives de qualification des lisières du territoire urbain et péri-urbain et peut mener, à terme, à une meilleure prise en compte des lisières urbaines dans les plans d’aménagement de l’agglomération transfrontalière.

Coût total
France : 295 480,00 €
Suisse : 223 378,81 €
Total : 518 858,81 €
Dont FEDER (Fonds européen de développement régional): 178 062,00 €
Dont fonds cantonaux 84 059,00 CHF

Site internet du projet
Partenariat : Conservatoire d'espace naturels Haute-Savoie / Equiterre

 

NATUR'ADAPT

Adapter la protection de la nature aux défis du changement climatique. 


Sur la base d'un apprentissage collectif dynamique, le projet LIFE NaturAdapt vise à intégrer les enjeux du changement climatique dans la gestion des espaces naturels protégés européens. Prévu sur 5 ans (2018-2023), il est coordonné par Réserves Naturelles de France avec neuf autres partenaires.
Il se structure autour de trois grands axes :
► L’éla­bo­ra­tion d’ou­tils et de mé­thodes à des­ti­na­tion des ges­tion­naires pour éla­bo­rer un diag­nos­tic de vul­né­ra­bi­lité au chan­ge­ment cli­ma­tique et un plan d’adap­ta­tion ;
► Le dé­ve­lop­pe­ment et l’ani­ma­tion d’une com­mu­nauté d’ex­perts et de pra­ti­ciens de l’adap­ta­tion dans les es­paces na­tu­rels ;
► L’ac­ti­va­tion de tous les le­viers né­ces­saires pour la mise en œuvre concrète de l’adap­ta­tion.
Les différents outils et méthodes seront expérimentés sur six réserves partenaires du projet, puis revus et testés sur 15 autres sites avant d’être déployés aux échelles nationale et européenne.

Le projet NaturAdapt en chiffres :
5 ans (2018-2023)
4,2 M€, dont 2,5€ de la Commission européenne via le programme LIFE Climat, 500 000€ du Ministère de la transition écologique et solidaire et 500 000€ de l’Agence française pour la biodiversité.
• 10 partenaires : Réserves Naturelles de France, EUROPARC, Muséum National d’Histoire Naturelle, Tela Botanica, LPO, Asters - Conservatoire des espaces naturels de Haute-Savoie, Fédération des réserves naturelles catalanes, Syndicat mixte du Parc naturel régional du Morvan, Syndicat mixte du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne, Association Petite Camargue Alsacienne

LI­FE17 CCA/FR/000089 - LIFE #CC #Na­tu­ra­dapt

Lien vers le LIFE climate programm : https://ec.europa.eu/easme/en/life

Lien vers la page NaturAdapt du site internet de RNF : http://www.reserves-naturelles.org/projet-life-naturadapt

YOURALPS

Douze partenaires de 5 pays alpins travaillent ensemble pour développer, structurer le domaine de l'éducation à la montagne (Mountain Oriented Education) et y intégrer les valeurs et les connaissances des montagnes et des Alpes. Grâce à des échanges, des formations, des ateliers et des tests dans des sites pilotes, les partenaires de projet ont développé un modèle d'Ecole Alpine.

Le projet vise à renforcer la conscience des jeunes sur la valeur et les opportunités offertes par le patrimoine naturel et culturel des Alpes. Il cherche à valoriser l'engagement des jeunes sur leur territoire alpin afin de contribuer à son développement futur. Très concrètement, il s'est agit d'intégrer l'éducation à la montagne dans les programmes éducatifs du système scolaire et promouvoir une identité culturelle alpine transnationale par le biais d'un modèle opérationnel transalpin commun : le « modèle d'école alpine ».

Le projet YOUrALPS s'est terminé en octobre 2019. Il a été co-financé par le Fond Européen de Développement Régional (FEDER) par le biais du programme Interreg Espace Alpin.
Budget total : 2.001.017,40 € dont contribution FEDER : 1.615.864,77 €.

Principaux résultats du projet

Le site du projet

 

LEMED IBEX

Le bouquetin, du Léman à la Méditerranée : tout un programme !

Le projet LEMED-IBEX, d'une durée de 3 ans, se base sur trois principes fondamentaux : l'innovation technique, la mutualisation et le transfert d'outils et de méthodes et enfin, la cohérence dans la gestion des espaces naturels.

Le Parc national des Écrins « pilote » cet ambitieux programme franco-italien et en assume l'animation et la gestion. Le budget global du programme est de 1 700 000 euros, dont 174 000 pour les actions menées par le Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie.

Crédit photo :  M.Canut/PNM

Le bouquetin des Alpes, espèce emblématique du patrimoine alpin

Chassé comme gibier, l'espèce était au bord de l'extinction à la fin du 19ème siècle. Aujourd'hui, plus de 50 000 bouquetins sont présents sur l'ensemble des Alpes. Les réintroductions successives sont reconnues comme des modèles de réussite.

La population de bouquetins des Alpes est donc désormais stable, avec une légère tendance à l'augmentation. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ne la considère plus comme une espèce en péril.

Aux côtés des Parcs nationaux de la Vanoise, des Ecrins, du Mercantour et du Grand Paradis, de la Région autonome Vallée d'Aoste et des aires protégées des Alpes Cottiennes et des Alpes-Maritimes, le Conservatoire d’espaces naturels de la Haute-Savoie, participe au vaste programme transfrontalier ALCOTRA LEMED-IBEX autour du suivi scientifique du bouquetin et de la diffusion des connaissances au public.

Un volet scientifique novateur

Malgré l'accroissement des populations, le bouquetin reste une espèce sensible. Pour son suivi, ce programme offre l'opportunité de travailler à l’échelle du territoire transfrontalier qui s'étend du lac Léman à la Méditerranée.

Une démarche d'observation scientifique est mise en œuvre collectivement pour accroître la connaissance de l'espèce, de ses habitats et des corridors écologiques empruntés. Ces derniers sont nécessaires au brassage génétique des populations, mais peuvent aussi être des corridors de transmission de certaines épidémies.

La méthode de suivi adoptée est ajustée en fonction des résultats au fil du temps.

Nouvelles techniques et nouveaux outils !

Le recours à la génétique offre la possibilité de repérer les liens et les échanges ou au contraire l’isolement entre les différentes populations de bouquetins : cela permet d'évaluer la diversité des noyaux de populations qui peut conditionner la sensibilité à certaines maladies ou encore l’adaptabilité aux variations des conditions environnementales (pluviométrie, sécheresse…).

Les raisons de s'intéresser à la relation entre aspects génétiques et sanitaires sont nombreuses, avec des enjeux économiques, de conservation de l'espèce et de santé publique :

- Certaines maladies de la faune sauvage sont susceptibles dans certaines conditions d’entraîner des restrictions sur les filières de l'élevage ;
- La diversité génétique des bouquetins est basse, suite à sa quasi disparition au 19ème siècle, et la diffusion de certaines maladies peut représenter une menace pour cette espèce patrimoniale ;
- Certaines maladies de la faune sauvage sont potentiellement transmissibles à l’homme. Toutefois, le bouquetin, espèce non chassée (en France), est peu concerné par ce cas de figure ;
- Enfin, la faune sauvage peut être, selon les cas, une sentinelle sanitaire dont le suivi peut permettre la détection d'agents pathogènes d'importance majeure.

Bouquetin mâle marqué pour son identification au cou par un collier extensibles avec des plaquettes de lettres et aux oreilles avec des boucles colorés et chiffrés, par J.Heuret/Asters

Génétique et déplacements

Il existe déjà beaucoup de données sur le bouquetin. Ces données notamment issues des comptages, montrent leur limite avec une marge d'erreur pouvant aller jusqu'à 40% des effectifs. Grâce aux nombreux échantillons prélevés lors de captures ou par d'autres méthodes développées récemment (tirs de flèches permettant de récolter un petit échantillon de peau (biopsie) sans endormir ni prendre en main l’animal), il est désormais possible de faire une étude génétique sur les populations des différents massifs alpins franco-italiens.

Ces mêmes échantillons sont utilisés pour identifier la proximité génétique qui lie les « méta-populations », c'est-à-dire l'ensemble des populations séparées les unes des autres, mais connectées entre elles par des échanges. Il est également important de comprendre les problématiques liées aux populations issues de réintroductions avec un très faible nombre d'individus, ou avec des individus provenant de populations d'origine, déjà fragiles d'un point de vue génétique.

Des colliers GPS pour un suivi quotidien de certains individus

Parallèlement, des travaux de marquage et de suivi d'animaux équipés de colliers GPS (une centaine de nouveaux colliers pour les 8 espaces concernés dont 15 pour le Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie - Asters) permettront de confirmer ou de revoir les hypothèses de connexions entre populations et d'émettre des recommandations quant à la gestion de l'espèce (renforcements éventuels, gestion des habitats, préservation des corridors écologiques, …).

Cette espèce rochassière par excellence, n'en est pas moins fortement liée aux activités humaines (sports, pastoralisme, …), c'est pourquoi les données d'occupation de l'espace auront aussi vocation à être croisées avec celles des usages anthropiques.

Marquage visuel d’un jeune mâle bouquetin par collier extensible et des boucles oreilles d'identification, par I. Champly/Asters

Ressources

Enquête participative : Participez au suivi du bouquetin des alpes dans les réserves naturelles (RNN) de Sixt-Passy et des Contamines-Montjoie en remplissant le formulaire ci dessous.

Dépliant « Participez au suivi du bouquetin des Alpes »

Saisissez vos observation en ligne

Ressources vidéo :

- Un film documentaire (26 minutes) sera prochainement réalisé.

- Visionner le film d’animation « Ibex in the mountain »

Le programme entend diffuser les connaissances acquises sur le bouquetin. Des actions de sensibilisation seront donc mises en œuvre auprès du grand public (conférences) et des enfants des écoles dans les RNN concernées.

Une application à destination du grand public permet de suivre les déplacements des bouquetins des Contamines-Montjoie équipés par des colliers GPS.
Cliquez sur la flèche pour ouvrir l'application en plein écran et découvrir de nouvelles fonctionnalités. Cette application a été financée par le projet Alcotra Lemed  Ibex et co-financé par l'Union européenne dans le cadre du programme Interreg V-A France Italie Alcotra 2014-2020 et avec le soutien du Conseil départemental de Haute-Savoie.

Le projet « LEMED-IBEX » bénéficie de financements du Fond Européen de Développement Régional (FEDER) dans le cadre du programme Interreg V-A France-Italie ALCOTRA 2014-2020.

POIA BIRD SKI

Vers une meilleure prise en compte de l’avifaune patrimoniale par les domaines skiables des Alpes du nord
Programme Interrégional du Massif des Alpes (POIA-FEDER)

Les massifs montagneux des Alpes du nord jouent un rôle majeur pour la protection des domaines vitaux des grands rapaces (Gypaète barbu, Aigle royal) et des galliformes de montagne (Tétras-Lyre, Lagopède alpin).

Ils abritent aussi une grande concentration de domaines skiables qui peuvent avoir des impacts sur l'avifaune : fragmentation des territoires, dégradation des habitats naturels, mortalité par percussion sur les câbles, dérangement lors de phases clés du cycle de vie.

Dans ce contexte, le projet porté par le Parc national de la Vanoise et ses partenaires, le Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie (Asters) et l'Observatoire des Galliformes de Montagne (OGM), vise à construire un partenariat entre des domaines skiables volontaires et des gestionnaires d’espaces protégés pour :
- mieux comprendre les cycles de vie du Tétras-lyre et du Gypaète barbu ;
- identifier ensemble des mesures de gestion adaptées et partagées (visualisation des câbles des remontées mécaniques, création de zones de quiétude) ;
- mobiliser des moyens innovants pour évaluer l’efficacité des actions réalisées ;
- disposer de méthodes et d’outils permettant le transfert des connaissances acquises aux gestionnaires de domaines skiables et des espaces protégés de l’arc alpin français.

Les objectifs du projet

Le projet se décline en 5 objectifs opérationnels :

> A - Éviter, ou réduire, l'impact des câbles des remontées mécaniques sur les espèces emblématiques en limitant la mortalité par percussion et en améliorant la connectivité écologique au sein des domaines skiables ;
> B - Accompagner les domaines skiables pour leur donner les moyens de mieux prendre en compte de la biodiversité ;
> C - Éviter le dérangement des zones d'hivernage du Tétras-lyre ;
> D - Améliorer les connaissances sur l'efficacité des mesures mises en place pour le Gypaète barbu et le Tétras-lyre en particulier, au travers de moyens innovants ;
> E - Valoriser et diffuser les résultats auprès d'un public professionnel, du réseau alpin des espaces protégés et du grand public en s'assurant de la transférabilité des actions menées.

Ce projet, intitulé « Birdski » a débuté le 1er janvier 2020. Des actions seront menées en partenariat avec 17 domaines skiables de Savoie et 19 domaines skiables de Haute-Savoie, et ce jusqu’à fin décembre 2022.

Parmi ceux-ci, 3 domaines skiables pilotes volontaires s’investissent plus fortement dans le projet : les Arcs-Peisey Vallandry, Val Cenis et les Contamines-Montjoie.

Projet soutenu techniquement par Domaine Skiable de France, le département de la Savoie, Alparc, le Parc national du Mercantour, le Parc national des Ecrins, l’OFB (ex-ONCFS), la Fédération de chasse de Savoie et l’ONF.