Projets européens

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AlpBionet 2030, mise en œuvre de la connectivité écologique

AlpBionet 2030 est un projet, financé par le programme Interreg Alpine Space et porté par Alparc. Il a débuté fin 2016. Il réunit 6 pays alpins (France, Allemagne, Autriche, Italie, Slovénie et Suisse) autour d’un objectif de promotion et de mise en oeuvre de la connectivité écologique au niveau alpin.

Le Conservatoire est chargé de l’animation de la réflexion dans la région pilote transfrontalière du Mont-Blanc afin d’identifier les zones prioritaires pour la connectivité et de mettre en lien les acteurs de l’aménagement du territoire.

Gestion intégrée de la faune alpine et des habitats naturels pour les générations futures

La connectivité écologique est un élément clé pour le bon fonctionnement des processus écologiques et donc pour le maintien durable de la biodiversité alpine et mondiale. Si dans les Alpes de nombreuses démarches de protection de la nature et de mise en oeuvre de réseaux écologiques sont déjà en cours, il reste néanmoins un travail important de coordination de ces démarches au niveau pan-alpin, afin de pouvoir proposer un concept global pour la protection et la gestion des écosystèmes et de la biodiversité des Alpes intégrant aussi bien les approches existantes que l'ensemble des acteurs nécessaires à sa mise en oeuvre.

L'objectif principal du projet est donc de renforcer la coopération internationale dans le domaine de la protection de la nature en proposant une approche concerté, cohérente et complémentaire pour la préservation et la restauration de la connectivité écologique au niveau alpin.

ALPBIONET2030 vise à mettre en œuvre :

Un réseau cohérent et complémentaire de secteurs stratégiques pour la connectivité à l'échelle des Alpes (SACA), identifiant les zones à haut potentiel pour la connectivité écologique, définis à grande échelle et mis en œuvre au niveau des régions pilotes (en coopération avec la Convention Alpine)

Une gestion intégrée de la faune sauvage pour les Alpes et une meilleure coopération entre acteurs locaux (chasse, exploitation forestière, agriculture, tourisme, aménagement du territoire, etc.)

Le lien avec EUSALP (stratégie européenne pour la région alpine) va favoriser un échange transversal entre les acteurs clés de la convention alpine et du périmètre EUSALP. ALPBIONET2030 se déroule de novembre 2016 à octobre 2019 et est co-financé par le Fond Européen de Développement Economique et Régional (FEDER) à travers le programme Interreg Alpine Space (Budget total : 2.637.285 € - FEDER : 2.241.639 €).

Principaux résultats attendus

  • Stratégie transfrontalière multipartenariale pour la gestion intégrée de la faune sauvage dans les Alpes
  • Cartographies des enjeux de connectivité écologique à l'échelle alpine basées sur une approche commune de conservation de la biodiversité
  • Identification des barrières les plus importantes autour des Alpes et des corridors écologiques entre le périmètre EUSALP et les Alpes.
  • Recommandations pour la mise en œuvre à grande échelle de la connectivité écologique dans EUSALP (AG 6 et 7)
  • Développement d'un outil cartographique en ligne grand public (JECAMI) et production d'une boîte à outils à l'échelle des Alpes comprenant des concepts, de la documentation et des recommandations techniques pour renforcer la prise en compte de la connectivité écologique.
  • Stratégie pour la résolution des conflits autour de la coexistence Homme-Nature

Région transfrontalière du Mont-Blanc

Asters animera la réflexion dans la région pilote transfrontalière du Mont-Blanc afin d'identifier les zones prioritaires pour la connectivité et mettre en lien les acteurs de l'aménagement du territoire.

Pour plus d'informations : www.alpbionet2030.eu

Contact Asters:

Contact ALPBIONET2030 :

Le projet « Grands Lacs Alpins »

Le projet Grands Lacs Alpins, soutenu par l’Europe et l’Etat dans le cadre du Programme Opérationnel Interrégional du massif des Alpes vise à « Développer l'attractivité touristique par la préservation et la valorisation du patrimoine naturel et paysager ».

Ce projet porte sur 5 grands lacs (Léman, Annecy, Bourget, Serre-Ponçon, Sainte-Croix- du-Verdon). Le Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie est en charge de la mise en œuvre du projet sur les lacs de Haute-Savoie (Annecy et Léman).

Le projet bénéficie du soutien financier :

  • de l'Union Européenne (Fonds Européen de Développement Régional) ;
  • de l'État (Fonds National d'Aménagement et de Développement des Territoires) ;
  • des Régions Auvergne Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur ;
  • de l'Agence de l'Eau Rhône-Méditerranée-Corse.

Léman, Annecy, Bourget, Serre-Ponçon, Sainte-Croix-du-Verdon : ces cinq grands lacs alpins constituent une ressource stratégique d'un point de vue écologique, économique et social.
Dans un contexte où l'économie est parfois polarisée autour du tourisme de « l'or blanc » et où la concurrence entre destinations touristiques s'intensifie, le maintien de l'attractivité estivale de ces lacs est une priorité pour les territoires.
Satisfaire aux attentes d'une clientèle sensible à la beauté des paysages et sollicitant des expériences « authentiques » nécessitera de préserver l'équilibre entre amélioration de l'accueil du public, valeur environnementale et cohérence paysagère des sites.

Avec la coordination du Conservatoire d'Espaces Naturels de Savoie (CEN Savoie), les acteurs du développement touristique (Grande Traversée des Alpes) et les gestionnaires d'espaces naturels des cinq grands lacs alpins (Asters - CEN de Haute-Savoie, CEN PACA, Syndicat Mixte d'Aménagement et de Développement de Serre-Ponçon, Conservatoire du Littoral) se sont associés pour répondre à ces enjeux.

Par cette coopération, le projet « Grands Lacs Alpins » a pour finalités :

  • d'améliorer la qualité de l'accueil du public sur ces grands lacs ;
  • de développer la contribution des patrimoines naturel, paysager et culturel à l'attractivité estivale des territoires concernés ;
  • de renforcer la préservation de la cohérence des paysages lacustres, ainsi que la qualité et la fonctionnalité des sites naturels, qui fondent l'identité de ces destinations.

 S'articulant autour de deux axes opérationnels, le projet déploie un programme d'actions ambitieux pour les 3 prochaines années (2016-2019) :

 1. Attractivité touristique du patrimoine naturel et paysager

  • Renforcer la coopération entre gestionnaires des espaces naturels lacustres et acteurs du tourisme
  • Identifier et porter à connaissance les principaux enjeux paysagers
  • Sensibiliser les publics à travers la valorisation du patrimoine bâti, l'interprétation et l'animation
  • Structurer une offre touristique interrégionale sur le thème du patrimoine naturel des grands lacs alpins

 2. Préservation des espèces, milieux, continuités et paysages

  • Gérer et restaurer des espaces naturels remarquables
  • Développer et harmoniser des méthodes et protocoles de suivi innovants
  • Étudier et préserver les espèces patrimoniales ou menacées
  • Capitaliser les expériences de gestion à l'échelle des cinq lacs alpins


Consulter le blog de suivi des travaux de valorisation de la zone humide du Liou, porté par le SMADESEP :
https://environnement54.wixsite.com/zone-humide-liou

 À travers une approche transversale et un partenariat inédit, les expériences et méthodologies accumulées par le projet « Grands Lacs Alpins » pourront bénéficier de manière élargie aux acteurs de l'ensemble du massif alpin.

 

 

 

Centre d'élevage du Gypaète

Le Conservatoire d’Espaces Naturels de Haute-Savoie, gère le centre d’élevage de Gypaète Barbu de Domancy depuis 2002. Le projet Gypa, « Reconstruire le centre d’élevage de Gypaète barbu pour contribuer au renforcement de la population du massif alpin », a pour principal objectif la reconstruction de l’unique centre d’élevage de Gypaète barbu en France, situé dans le massif des Alpes.

Il se déroule de avril 2016 à juin 2019. Il est financé par l’Union Européenne via le Programme Opérationnel Interrégional du massif des Alpes (POIA) et par l’Etat français via le Fonds National d’Aménagement et de Développement du Territoire (FNADT-CIMA).

Ce projet contribue ainsi aux programmes de réintroduction de l’espèce, puisque les oiseaux nés et élevés dans ce centre sont réintroduits en nature, notamment dans plusieurs sites du massif alpin français tels que le Parc Naturel Régional des Baronnies et le Parc Naturel Régional du Vercors.

Le projet vise à :

  • Reconstruire le centre d’élevage de Gypaète barbu dans sa globalité,
  • Réaliser un bâtiment durable, en utilisant au maximum des matériaux biosourcés et des ressources locales,
  • Réaliser un bâtiment performant, équipé d’un matériel technologique innovant
  • Optimiser et améliorer le fonctionnement du nouveau centre d’élevage.

Les résultats attendus à l’issue du projet sont les suivants :

  • Le centre d’élevage est reconstruit. Son aménagement (conception, construction) et son équipement sont innovants et performants.
  • Le fonctionnement du nouveau centre d’élevage est optimisé et amélioré au quotidien.
  • Le nouveau centre d’élevage intègre des moyens de sensibilisation du grand public innovants et garantissant la tranquillité des oiseaux.
  • Le nouveau centre apporte les conditions pour une amélioration du succès de la reproduction et du bien-être des oiseaux en captivité, permettant potentiellement une augmentation du nombre de poussins à réintroduire.

Budget total : 356 560 €
Financements : Montant FEDER accordé (155 699 €), Etat (95 784 €) via le FNADT-CIMA et Conseil Départemental de la Haute-Savoie (45 162 €)

Contact : Etienne Marlé, technicien faune,

Projet POIA Lacs d’altitude alpins

Milieux emblématiques des montagnes, à haute valeur sociale, culturelle et écologique, les lacs d'altitude sont des écosystèmes fragiles. Dans un contexte de pression grandissante des activités humaines sur tous les compartiments de l'écosphère, ces systèmes sont à la fois soumis aux changements globaux et aux changements d'usage locaux. 

Leur localisation en tête de bassin versant, à distance des sources de pollutions locales, leur confère un rôle de vigie vis-à-vis de l'évolution de ces changements globaux tels que l'érosion de la biodiversité, le changement climatique et la dispersion globale des contaminants.

Projet financé avec le concours de l'Union européenne. L'Europe s'engage sur le Massif Alpin avec le Fonds Européen de Développement Régional. Montant européen accordé : 156 048 €

Objectifs du projet POIA CIMA

Focalisé sur 20 lacs alpins, le projet vise à mettre en place, via un observatoire des lacs d'altitude, un système efficace d'acquisition et de centralisation de la connaissance sur ces milieux emblématiques, réservoirs de biodiversité, à la fois témoins de l'évolution des activités locales et sentinelles des changements globaux.

Un état des lieux de la végétation de ces milieux doit permettre d'améliorer la connaissance de la biodiversité végétale méconnue de ces systèmes. Si aucune liste d'espèces patrimoniale n'existe pour ces milieux « extrêmes » aujourd'hui, leur biodiversité est sans aucun doute sous-estimée, la préservation de ces espèces ne peut alors se faire que par la protection de ces milieux. 

Le projet a pour objectifs, également, de compléter et d'améliorer les méthodologies de suivi des lacs d'altitude testées en partie en 2014, d'optimiser les moyens nécessaires à ce suivi, et d'adopter une démarche de coopération efficace entre les acteurs concernés.
Les connaissances produites ont vocation à être largement diffusées auprès des acteurs locaux concernés par les lacs d'altitude (gestionnaires d'espaces, collectivités territoriales, fédérations de pêcheurs, etc.), et doivent contribuer aux débats nécessaires dans le cadre de mesures de gestion.

Les résultats attendus :

  • Une meilleure connaissance de la biodiversité végétale des lacs de l'observatoire.
  • La stabilisation de la méthode de monitoring de l'observatoire
  • Une gestion des données commune et centralisée
  • Une mutualisation et une valorisation des connaissances

LE RESEAU LACS SENTINELLES

Née de l'intérêt des attentes des gestionnaires d'espaces protégés et des scientifique pour les « lacs d'altitude », l'initiative « Lacs sentinelles », animée par Asters,  a pour ambition de coordonner les efforts de recherche sur les lacs d'altitude à l'échelle alpine. L'enjeu est d'améliorer la compréhension du fonctionnement et des menaces qui pèsent sur les lacs, afin de mieux les préserver.

Consultez le site internet de Lacs Sentinelles

Mission de terrain

Une mission de terrain correspond à une campagne de prélèvement de données, effectuée sur un lac par l'équipe en charge du suivi du lac. Sur les lacs de l'observatoire, ces missions se déroulent en septembre (fin de la période de stratification et de pic de production primaire du lac).

Chaque mission de terrain fait l'objet d'une fiche mission standardisée, renseignée par les opérateurs de terrain. Celle-ci fournit des informations sur les conditions de prélèvement, les opérations réalisées (mesures effectuées, prélèvements réalisés, données relevées), le responsable de la mission...

Echange d'information et concertation entre les partenaires

Du Nord au Sud des Alpes et jusqu'en Corse, les acteurs de « lacs sentinelles » réalisent des suivis et des études sur leurs lacs. Le réseau a pour objectif de permettre une meilleure diffusion des résultats entre les partenaires, une mutualisation de moyens et une harmonisation des méthodes pour ces suivis.

Organisation de rencontres annuelles

Des rencontres annuelles sont organisées, permettant aux membres du réseau de mutualiser les résultats et de présenter les projets de recherche à des participants extérieurs.

 

POLCCA

Le projet Interreg POLCCA, « Plan Ouest Lémanique pour la Connaissance et la Conservation des Azurés » est un projet Franco-suisse associant 6 partenaires (Canton de Vaud et de Genève, les Conservatoires d’espaces naturels de Savoie, Haute-Savoie et Rhône-Alpes ainsi que EID Rhône-Alpes) dans un vaste plan de sauvegarde de quatre espèces de papillons « Maculinea ».

L’objectif général du projet, qui s’inscrit dans la poursuite d’un premier projet INTERREG mené sur la période 2014-2015, est de contribuer au maintien, et si possible à l’amélioration, de l’état de conservation des populations de Maculinea du territoire transfrontalier.

Pour cela sont prévus

  • Un travail collaboratif sur l’espace transfrontalier permettant une cohérence d’approche et des interventions coordonnées sur les populations de Maculinea dans leur ensemble ;
  • La mise en œuvre de la stratégie et du plan d’actions transfrontalier élaborés dans le précédent projet INTERREG ;
  • L’élargissement du territoire à de nouvelles zones pour prendre en compte de nouvelles populations et l'élargissement du plan d'actions à l’Azuré du serpolet dans le canton de Genève et le territoire directement limitrophe de l’Ain.
  • Le développement d'outils de communication partagés visant divers publics, la valorisation touristique douce des sites, l'organisation d'événements grand public, l'organisation d'animations pédagogiques et de nombreuses actions de formation et d'informations

Les objectifs principaux sont les suivants

  • Poursuivre le suivi des papillons et plantes-hôtes sur les sites accueillant Maculinea
  • Accroître les connaissances générales par des études thématiques ciblées
  • Organiser la centralisation des connaissances (données et documents) sur les Maculinea
  • Mettre en œuvre des actions concrètes de gestion et de protection des stations
  • Développer des actions de communication, sensibilisation et valorisation des résultats
  • Assurer la coordination et l'animation de la mise en œuvre du projet, son suivi administratif et financier.

Résultats attendus

Concernant les sites et territoires compris dans le plan d'actions rédigé en 2015, le programme consistera à mettre en œuvre les mesures et actions planifiées.

Concernant les extensions territoriales, il s'agira prioritairement de mettre à niveau les connaissances sur les populations de Maculinea, les plantes-et fourmis hôtes, le statut (réglementaire et inventorial) et l'état de conservation des sites, la gestion  dont ils bénéficient et les mesures qui s'y appliquent. Quand la connaissance des sites est suffisante, des actions d'animation et de maîtrise foncière pourront être lancées, ainsi que la rédaction de documents de gestion. Quand ces derniers existent, des mesures de gestion et d'études complémentaires seront développées.

 

L'ensemble des actions s'inscriront dans un cadre de conservation ou de rétablissement des connexions territoriales entre sites appartenant à des territoires administratifs et pris en charge pas des organismes gestionnaires variés.

Les protocoles d'études et de suivis, et les mesures de gestion mis en œuvre seront les plus cohérentes possibles, et l'ensemble des informations produites (données et documents) seront rassemblées dans une plateforme de connaissance partagée.

Des outils et supports d'information seront développés pour permettre de porter auprès des différents publics le projet et ses enjeux. Un réseau de sites bénéficiera d'une ouverture douce et raisonnée au public et ainsi valorisé touristiquement. Le public jeune sera touché par des animations pédagogiques au sein même des établissements scolaires grâce aux média développés à cet effet. Le public plus large des acteurs du territoire bénéficiera de réunions de formation et d'informations visant à l'appropriation locale des enjeux.

Quelques mots sur les Maculinea…

Le genre Maculinea appartient à la famille des Lycaenides, qui regroupe des espèces de papillons diurnes de petite taille et de couleurs variées. Les Maculinea sont des azurés, la couleur bleue dominant chez la plupart des espèces. Ils présentent la particularité d’un cycle biologique complexe, faisant intervenir une plante et une fourmi hôtes. Déposés par la femelle sur une plante, les œufs donnent naissance aux premières chenilles qui débutent leur vie en consommant cette plante. Par la suite, la chenille se laisse tomber au sol. Là, elle doit être trouvée par une fourmi qui la prendra pour une de ses larves et la conduira à sa fourmilière. Commence alors la deuxième phase de sa vie, durant laquelle la chenille est nourrie par les fourmis ou consomme les larves de celles-ci. C’est dans la fourmilière que la chenille se métamorphosera et que naîtra le papillon qui devra rapidement en sortir pour éviter d’être éliminé par ses hôtes involontaires.

Ce projet est mis en œuvre sur la période 2016-2019 avec un budget prévisionnel de 987 896 €. Il bénéficie d’un financement du programme INTERREG France-Suisse (www.interreg-francesuisse.org) pour un montant de subvention FEDER de 427 950 €. Il bénéficie également de cofinancements du Conseil Départemental de la Haute-Savoie pour un montant de 48 720 € et du Conseil Départemental de l'Ain."

Dépliant de présentation du projet

Contacts

Bernard Bal – coordinateur scientifique :
Chloé Weeger – coordinatrice générale

RESEAU FLORE

Ce projet vise à contribuer à la préservation de la flore et des habitats patrimoniaux des Alpes en s'appuyant sur un dispositif expert, efficace et coordonné : le réseau Alpes-Ain de conservation de la flore.

Il définit un programme de travail pour tous ses membres pour l'élaboration et la mise en œuvre coordonnée à l'échelle du massif de protocoles de suivi communs et de protocoles de gestion sur des espèces et habitats patrimoniaux des Alpes, notamment ceux inscrits dans la Directive Habitats.

Projet financé avec le concours de l'Union Européenne. L'Europe s'engage sur le massif alpin avec le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER). Montant européen accordé : 200 000 €

Présentation du projet

La conservation de la flore sur un territoire aussi vaste que les Alpes françaises ne peut s'envisager sans un partenariat fort et pérenne avec l'ensemble des organismes qui intervient sur tout ou partie des étapes de conservation : gestionnaires d'espaces naturels, universitaires, associations de protection de la nature.

De cette constatation est née en 2008 au CBNA, l'idée de réunir tous nos partenaires et les acteurs de la conservation de la flore sur notre zone d'intervention pour créer un réseau visant à développer les échanges et mutualiser les connaissances et les compétences afin de mettre en œuvre des actions concertées de préservation de la flore.

25 organismes appartiennent à ce réseau : le CBNA qui en est l'animateur, l'ONF (Directions territoriales Rhône-Alpes et PACA), le Conservatoire Rhône-Alpes des Espaces Naturels, AVENIR, Lo Parvi, la Maison de la nature des Hautes-Alpes, le PNR Chartreuse, le Syndicat mixte de préfiguration du PNR des Baronnies Provençales, le PNR des Bauges, le PNR du Verdon, le PN du Mercantour, le PN des Ecrins, le PN Vanoise et le Laboratoire d'Ecologie Alpine, le PNR du Queyras, Gentiana, ASTERS, la commune de Saint-Julien-en-Beauchêne, le SMIGIBA, la commune de Chorges, la commune de l'Argentière, le CEN PACA, la Réserve Naturelle du Marais de Lavours et la Réserve de la Haute-Chaîne du Jura.

OBJECTIFS

  • Développer des protocoles communs de suivi permettant d'évaluer l'évolution des espèces et des habitats
  • Mettre en œuvre ces suivis à l'échelle du massif
  • Regrouper, stocker et mettre à disposition les données recueillies par les partenaires
  • Mettre en œuvre des actions pilotes de gestion nécessaires à la conservation
  • Valoriser et mettre à disposition les résultats obtenus

Les travaux mis en place par le réseau répondent à des enjeux actuels très fort de l'Europe, l'Etat et des collectivités territoriales, que sont l'évaluation de la biodiversité, en particulier sur les espèces végétales et les habitats (évaluation de l'état de conservation des espèces et habitats d'intérêt communautaire, révision des listes rouges...).

En effet et de façon totalement innovante en France, des protocoles communs de suivi robustes et fonctionnels (validés statistiquement) ont été élaborés et ont été initiés sur 6 espèces et 1 habitat (Directive Habitats) par les membres du réseau (Bonnet et al., 2015, annexe). Les premières données communes ont été stockées dans une application internet développée par le Parc National des Ecrins accessible aux membres du réseau (base de données commune).

 

YOUrALPS, les jeunes et l’héritage alpin

Douze partenaires de projet de 5 pays alpins travaillent ensemble pour développer, structurer le domaine de l'éducation à la montagne (Mountain Oriented Education) et y intégrer les valeurs et les connaissances des montagnes et des Alpes qui sont détaillées dans des mises en pratique mais aussi dans des programmes éducatifs. Grâce à des échanges, des formations, des ateliers et des tests dans des sites pilotes, les partenaires de projet développeront un « modèle d'école alpine ».

Les jeunes générations sont peu conscientes de la valeur et des opportunités offertes par le patrimoine naturel et culturel des Alpes. Il y a un besoin urgent de mieux informer les Jeunes et de les sensibiliser à l'héritage alpin, qui a également beaucoup à offrir en termes d'opportunités économiques et sociales.

Le projet YOUrALPS- Educating Youth for the Alps: (re)connecting Youth and Mountain heritage for an inspiring future in the Alps (YOUrALPS: Éduquer les Jeunes aux Alpes: (re)connecter les Jeunes et le patrimoine montagnard pour un avenir dynamique dans les Alpes) relève le défi de réconcilier les jeunes et les Alpes.

Le projet créera de nouvelles opportunités pour les jeunes et augmentera leur engagement sur le territoire alpin, pour mieux prendre part à leur futur.

YOUrALPS dure de novembre 2016 à octobre 2019 et est co-financé par le Fond européen de développement régional (FEDER) par le biais du programme Interreg Espace Alpin. (Budget total : 2.001.017,40 € - Contribution FEDER : 1.615.864,77 €).

Principaux résultats du projet

  • Une structure de coopération transnationale dédiée à l'éducation à la montagne alpine, qui réunira des écoles et des universités avec des spécialistes de l'éducation non formelle et de la jeunesse. Le réseau sera basé sur une web plate-forme participative et une base de données proposant des ressources, des offres éducatives et des contacts dans le domaine éducatif au niveau alpin.
  • Un rapport comparatif sur les pratiques innovantes et les stratégies axées sur la montagne dans le domaine éducatif.
  • Un « modèle d'école alpine ». Le projet développera une approche méthodologique internationale commune basée sur une charte, un label, des outils pédagogiques partagés et des ressources adaptées à différents niveaux éducatifs. Des recommandations aideront les décideurs à transférer et à appliquer le modèle.

Objectifs spécifiques du projet

  • Promouvoir et renforcer le secteur de l'éducation à la montagne par le biais de la création d'un réseau d'acteurs de l'éducation formelle et non formelle. Les participants au réseau partageront leurs connaissances sur une web plate-forme dédiée à l'éducation à la montagne.
  • Donner aux jeunes l'opportunité de développer leurs connaissances et leur sensibilité au patrimoine naturel et culturel des Alpes. Des scolaires et étudiants partenaires seront impliqués dans le développement du modèle et participeront activement aux actions du projet et aux ateliers transalpins. Les élèves et étudiants des établissements pilotes bénéficieront de l'expérimentation du modèle éducatif de « l'école alpine ».
  • Renforcer l'intégration de l'éducation à la montagne dans les programmes éducatifs du système scolaire et promouvoir une identité culturelle alpine transnationale par le biais du développement, du test sur le territoire et de la validation d'un modèle opérationnel transalpin commun : le « modèle d'école alpine ».

En savoir plus en cliquant ici.

 

LEMED IBEX : un programme européen pour le bouquetin des Alpes

Le bouquetin, du Léman à la Méditerranée : tout un programme !

Le projet LEMED-IBEX, d'une durée de 3 ans, se base sur trois principes fondamentaux : l'innovation technique, la mutualisation et le transfert d'outils et de méthodes et enfin, la cohérence dans la gestion des espaces naturels.

Le Parc national des Écrins « pilote » cet ambitieux programme franco-italien et en assume l'animation et la gestion. Le budget global du programme est de 1 700 000 euros, dont 174 000 pour les actions menées par le Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie.

Crédit photo :  M.Canut/PNM

Le bouquetin des Alpes, espèce emblématique du patrimoine alpin

Chassé comme gibier, l'espèce était au bord de l'extinction à la fin du 19ème siècle. Aujourd'hui, plus de 50 000 bouquetins sont présents sur l'ensemble des Alpes. Les réintroductions successives sont reconnues comme des modèles de réussite.

La population de bouquetins des Alpes est donc désormais stable, avec une légère tendance à l'augmentation. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ne la considère plus comme une espèce en péril.

Aux côtés des Parcs nationaux de la Vanoise, des Ecrins, du Mercantour et du Grand Paradis, de la Région autonome Vallée d'Aoste et des aires protégées des Alpes Cottiennes et des Alpes-Maritimes, le Conservatoire d’espaces naturels de la Haute-Savoie, participe au vaste programme transfrontalier ALCOTRA LEMED-IBEX autour du suivi scientifique du bouquetin et de la diffusion des connaissances au public.

Un volet scientifique novateur

Malgré l'accroissement des populations, le bouquetin reste une espèce sensible. Pour son suivi, ce programme offre l'opportunité de travailler à l’échelle du territoire transfrontalier qui s'étend du lac Léman à la Méditerranée.

Une démarche d'observation scientifique est mise en œuvre collectivement pour accroître la connaissance de l'espèce, de ses habitats et des corridors écologiques empruntés. Ces derniers sont nécessaires au brassage génétique des populations, mais peuvent aussi être des corridors de transmission de certaines épidémies.

La méthode de suivi adoptée est ajustée en fonction des résultats au fil du temps.

Nouvelles techniques et nouveaux outils !

Le recours à la génétique offre la possibilité de repérer les liens et les échanges ou au contraire l’isolement entre les différentes populations de bouquetins : cela permet d'évaluer la diversité des noyaux de populations qui peut conditionner la sensibilité à certaines maladies ou encore l’adaptabilité aux variations des conditions environnementales (pluviométrie, sécheresse…).

Les raisons de s'intéresser à la relation entre aspects génétiques et sanitaires sont nombreuses, avec des enjeux économiques, de conservation de l'espèce et de santé publique :

- Certaines maladies de la faune sauvage sont susceptibles dans certaines conditions d’entraîner des restrictions sur les filières de l'élevage ;
- La diversité génétique des bouquetins est basse, suite à sa quasi disparition au 19ème siècle, et la diffusion de certaines maladies peut représenter une menace pour cette espèce patrimoniale ;
- Certaines maladies de la faune sauvage sont potentiellement transmissibles à l’homme. Toutefois, le bouquetin, espèce non chassée (en France), est peu concerné par ce cas de figure ;
- Enfin, la faune sauvage peut être, selon les cas, une sentinelle sanitaire dont le suivi peut permettre la détection d'agents pathogènes d'importance majeure.

Bouquetin mâle marqué pour son identification au cou par un collier extensibles avec des plaquettes de lettres et aux oreilles avec des boucles colorés et chiffrés, par J.Heuret/Asters

Génétique et déplacements

Il existe déjà beaucoup de données sur le bouquetin. Ces données notamment issues des comptages, montrent leur limite avec une marge d'erreur pouvant aller jusqu'à 40% des effectifs. Grâce aux nombreux échantillons prélevés lors de captures ou par d'autres méthodes développées récemment (tirs de flèches permettant de récolter un petit échantillon de peau (biopsie) sans endormir ni prendre en main l’animal), il est désormais possible de faire une étude génétique sur les populations des différents massifs alpins franco-italiens.

Ces mêmes échantillons sont utilisés pour identifier la proximité génétique qui lie les « méta-populations », c'est-à-dire l'ensemble des populations séparées les unes des autres, mais connectées entre elles par des échanges. Il est également important de comprendre les problématiques liées aux populations issues de réintroductions avec un très faible nombre d'individus, ou avec des individus provenant de populations d'origine, déjà fragiles d'un point de vue génétique.

Des colliers GPS pour un suivi quotidien de certains individus

Parallèlement, des travaux de marquage et de suivi d'animaux équipés de colliers GPS (une centaine de nouveaux colliers pour les 8 espaces concernés dont 15 pour le Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie - Asters) permettront de confirmer ou de revoir les hypothèses de connexions entre populations et d'émettre des recommandations quant à la gestion de l'espèce (renforcements éventuels, gestion des habitats, préservation des corridors écologiques, …).

Cette espèce rochassière par excellence, n'en est pas moins fortement liée aux activités humaines (sports, pastoralisme, …), c'est pourquoi les données d'occupation de l'espace auront aussi vocation à être croisées avec celles des usages anthropiques.

Marquage visuel d’un jeune mâle bouquetin par collier extensible et des boucles oreilles d'identification, par I. Champly/Asters

Ressources

Enquête participative : Participez au suivi du bouquetin des alpes dans les réserves naturelles (RNN) de Sixt-Passy et des Contamines-Montjoie en remplissant le formulaire ci dessous.

Dépliant « Participez au suivi du bouquetin des Alpes »

Saisissez vos observation en ligne

Ressources vidéo :

- Un film documentaire (26 minutes) sera prochainement réalisé.

- Visionner le film d’animation « Ibex in the mountain »

Le programme entend diffuser les connaissances acquises sur le bouquetin. Des actions de sensibilisation seront donc mises en œuvre auprès du grand public (conférences) et des enfants des écoles dans les RNN concernées. Une application à destination du grand public permettra de suivre les déplacements des bouquetins des Contamines-Montjoie équipés par des colliers GPS.

Le projet « LEMED-IBEX » bénéficie de financements du Fond Européen de Développement Régional (FEDER) dans le cadre du programme Interreg V-A France-Italie ALCOTRA 2014-2020.